Pourquoi Jocelyne Porcher défend l’élevage

Pour la sociologue, cesser de manger de la viande nous entraînerait vers une société sans animaux. Elle préfère promouvoir un élevage « à l’ancienne », respectueux de la relation de travail et de partenariat avec les bêtes.

LE MONDE | 24.08.2017 à 07h00 | Par Catherine Vincent (/journaliste/catherine-vincent/)

Dans le paysage très contrasté qui oppose les carnistes et les végans, Jocelyne Porcher occupe une place à part. Sociologue à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), elle mène avec son équipe de passionnants travaux sur la relation de travail qui s’instaure entre les éleveurs et leurs animaux. Avec une véritable connaissance du terrain, puisqu’elle fut un temps éleveuse de brebis dans le Sud-Ouest, avant de travailler en Bretagne dans un centre de production porcine.

Rupture anthropologique

Elle y a côtoyé la souffrance – celle des animaux comme celle des hommes – qui règne dans les élevages industriels. Et une conviction : arrêter de manger de la viande serait « la pire des choses qui pourrait nous arriver dans notre relation aux animaux ».

A l’entendre, la tendance végane actuelle – soutenue avec force par le marché des substituts aux produits animaux – nous promettrait en effet, si elle se généralisait, une rupture anthropologique. «L’agriculture sans élevage produira une société sans bêtes, qu’il s’agisse d’animaux de ferme ou d’animaux de compagnie », soutient-elle.
Pourquoi ? Parce que la vache et le chien de compagnie ont « le même destin », celui d’un animal domestique. Or, le mouvement antispéciste s’élève contre la domestication. « Si les vaches disparaissent, les chiens de compagnie disparaîtront un jour à leur tour », affirme-t-elle, évoquant « un projet de société effrayant ».

Jocelyne Porcher ne considère pas pour autant qu’il faille laisser les choses en l’état. Mais les adeptes du véganisme font à ses yeux une grave erreur en mettant sur le même plan « production animale » et « élevage » – confusion qu’elle analysait déjà dans son ouvrage Vivre avec les animaux. Une utopie pour le XXIe siècle (La Découverte, 2011).

Résister à l’industrialisation

Si elle condamne l’abattage de masse des animaux (considérés comme simples éléments des « productions animales »), qui leur inflige une terreur et une souffrance insoutenables tout en désespérant les éleveurs, elle défend au contraire avec fougue la capacité des hommes à sauver un élevage « à l’ancienne », respectueux de la relation de travail et de partenariat avec les bêtes.

C’est avec ces résistants à l’industrialisation, ceux qui vendent sur les marchés ou sur Internet, produisent dans des AMAP ou en système bio, que travaille Jocelyne Porcher. Et elle est catégorique : ces éleveurs-là font ce métier parce qu’ils veulent vivre avec les animaux, et ils entretiennent avec leurs bêtes un rapport moral.
En témoigne l’intérêt que suscite le collectif Quand l’abattoir vient à la ferme , qu’elle a créé en 2015 avec Stéphane Dinard, éleveur de bovins en Dordogne. L’objectif : obtenir l’autorisation d’expérimenter sur le territoire français le principe de camions-abattoirs mobiles, se déplaçant d’une exploitation à l’autre, afin d’éviter aux bêtes le stress du transport et la violence des abattoirs industriels.

Présent sur Internet, le collectif est soutenu par près d’un millier de personnes. Des éleveurs, bien sûr, mais aussi des consommateurs. Parmi lesquels, affirme la sociologue, « beaucoup de végétariens qui accepteraient de remanger de la viande dans cesconditions ».

 

Un peu de crispation sur le terme "BIO" 

Le "Bio" se porte de mieux en mieux en France et aussi dans notre région et les économistes mesurent "la croissance du marché du bio" à plus de 10%. Est-ce là l'origine des crispations qui retombent sur les épaules de petits producteurs et de leur transformateurs qui doivent maintenant faire très attention à leur language sous peine de procès ? Le terme "Bio" devient au fil du temps un terme protégé ne servant à désigner que le "label". Son usage courant va devoir être bani de notre language.

De ce point de vue, l'histoire du procès du boulanger d'Amiens est enrichissante : suivez le lien !

 

Maltraitance des animaux dans les abattoirs :

On est loin de l'empathie de nos éleveurs en AMAP avec leurs animaux !

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C'est en effet un scandale de maltraiter nos animaux d'élevage, animaux que nous avons pris la peine de domestiquer depuis plusieurs dizaines de milliers d'années pour leur compétence et aide, par leur travail, à notre qualité de vie.

L'industrialisation de l'élevage, la "rentabilité" des abattoirs nous amène à dénaturer le travail de l'homme et de l'animal, ce que Jocelyne Porcher (invitée lors de l'AG du réseau des Amap Midi-pyrénées en 2014) analyse et dénonce dans son travail universitaire. Cette entreprise de maltraitance favorise les dénonciations de "torture" que portent les "vegan" qui vont jusqu' auboutisme en refusant tout contact avec les produits animaux quitte à prêter main forte aux lobby de la viande synthétique obtenue via des protéines de soja OGM...

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Les dénonciations actuelles sont bien venues et importantes : elles révèlent le peu d'éthique que les industriels de la nourriture font de leurs "clients" qu'ils soient animaux ou humains, rien est trop bon face aux rendements économiques.

La fermeture des abattoirs "locaux" oblige nos "petit producteurs" à faire de nombreux km pour apporter leurs bêtes dans un abattoir, favorisant leur stress et le coût de l'abattage. Ces derniers épisodes de fermeture militent pour retrouver du sens à l'élevage et remettre en place des abattoirs itinérants.

Depuis plusieurs années, les AMAP portent ces réflexions et cherchent à développer des initiatives allant dans le respect des animaux d'élevage.

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Au sujet de la COP21: Les AMAP sont une des solutions au dérèglement :

Vandana Shiva, l’écologiste, auteure et féministe indienne, est en visite à Paris afin de signer le Pacte pour la Terre avec l’association Solidarité. Reporterre l’a rencontrée. L'article (ICI le lien) s'intitule :

« Les multinationales ont empêché les COP de résoudre le problème du climat ».

Le système agro-industriel, contributeur massif au réchauffement climatique, se montre aussi incapable de résoudre les problèmes environnementaux et alimentaires de la planète. Pour Vandana Shiva, la solution est à chercher du côté des « systèmes d’alimentation locale contrôlés par la communauté et gérés par les citoyens ».

 

"Gagner plus en travaillant moins" .

Mes vacances en Bretagne étaient en phase avec une de mes lectures : On y traite des questions de bon sens notamment celles qu'on se pose quand une technique d'élevage (élevage à l'herbe et treffle blanc) permettant à l'agriculteur de gagner plus en travaillant moins, sans polluer et en réduisant l'impact effet de serre n'est pas depuis quelques dizaines d'années soutenu et développé par les chambres d'agricultures, ministres, etc.

C'est un petit livre scientifique dans lequel des chercheurs de l'INRA témoignent de l'efficacité de la méthode.

AGRONOMES ET PAYSANS , Un dialogue fructueux ( voici un lien ICI.)

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Voici le texte de la 4° de couverture :

Dans cet ouvrage, Sciences en questions change de ton pour donner la parole à un petit agriculteur breton. Ardent promoteur et défenseur de l'agriculture durable, l'auteur s'est engagé dès les années 1960 dans la lutte des jeunes organisations paysannes sur la voie du progrès. Précurseur en matière de respect de l'environnement, il a appliqué avec succès l'adage « gagner plus en travaillant moins ». Le secret de sa réussite ? Pour ceux qui l'auraient oublié : le plat principal au menu d'une vache, c'est l'herbe ! Et l'exploitant qui s'en souvient n'est pas perdant, au contraire ! Chiffres en main, il le démontre. Aujourd'hui retraité mais toujours militant, André Pochon revient sur son combat et celui de son groupe en faveur d'une conduite d'élevage saine et sur l'histoire de ses rapports avec les scientifiques de l'Inra. Il relate avec passion les relations contrastées mais toujours fécondes que son mouvement a entretenues pendant quarante ans avec le monde agronomique. Ses anciens partenaires - jeunes chercheurs à l'époque - reviennent également sur leur expérience commune, faite d'échanges et d'enrichissement mutuels. Ils argumentent sur les motifs de brouille ou d'incompréhension et analysent ensemble la situation actuelle. « L'avenir sera tel que nous le ferons. Tout est possible, mais il faut y croire ! » dit l'auteur en conclusion. [Conférence-débat organisée par le groupe Sciences en questions, Paris, Inra, 4 octobre 2007]

 

Le puçage électronique des troupeaux .

Ci-dessous la lettre du groupe "Faut pas pucer" :

POUR UNE CAMPAGNE DE REFUS DES PUCES ELECTRONIQUES, DANS L’ÉLEVAGE ET AILLEURS

et un lien ICI sur quelques prises de positions.

et un autre lien ICI sur l' émission terre à terre qui a traité ce sujet..

et enfin un autre lien ICI vers la bande annonce du film "Mouton 2.0 - La puce à l'oreille".

Ces jours-ci, plusieurs éleveurs du Sud-Ouest de l’État français déclarent publiquement leur refus d’installer les nouvelles boucles d’identification électronique à l’oreille de leurs chèvres et de leurs brebis. Le groupe Faut pas pucer se déclare totalement solidaire de leur démarche et appelle les autres éleveurs à se soustraire aussi à l’obligation légale de « pucer » les animaux1.

Ceux qui manifesteront ainsi leur désaccord avec la loi doivent s’attendre à des représailles financières – baisse des primes qui constituent une part importante de leurs revenus – et peut-être judiciaires – procès, s’ils persistent. Ils auront donc besoin de soutien, matériel, moral et politique. Le plus grand service à leur rendre est d’ores-et-déjà de susciter, partout où cela semble possible, des débats sur les ravages de l’informatique dans la société, le travail, la vie personnelle. Par débats, nous entendons aussi bien la mise en discussion publique que le refus ferme des multiples contraintes bureaucratiques qui s’incarnent dans des dispositifs de « haute technologie » (ici des puces RFID, là des logiciels, ailleurs des bornes biométriques...).

Dans notre bulletin de l’hiver 2011, « Les robots rêvent-ils de moutons électriques ? », nous disions :

« Un troupeau équipé de puces électroniques, c’est un troupeau qui sera géré par ordinateur. Or on ne devient pas berger ou éleveur pour travailler derrière un écran, ni pour suivre les procédures standard concoctées par de prétendus experts. Du moins, si l’on pense qu’un élevage, ce n’est pas une usine à viande destinée à produire toujours plus et plus vite.

Ce problème ne concerne pas uniquement les éleveurs : un peu partout – sur les lieux de travail, dans les écoles, les hôpitaux – on automatise pour gérer la masse au détriment du soin et de l’attention. Dans des maternités, on équipe les nouveaux-nés de bracelets électroniques dotés de ces mêmes puces ; dans certains établissements scolaires, les élèves munis de leur carte sans contact sont bipés à l’entrée et à la sortie – le logiciel de « vie scolaire » envoyant automatiquement des alertes aux parents pas sms.

De ces innovations, qui visent à « faire moderne » et à réaliser des gains de productivité, les activités sortent appauvries, dénaturées. Et ceux qui les exercent sont plus étroitement contrôlés, leurs compétences dénigrées. Jusqu’au jour où l’on se retrouve à dire au client / à l’élève / à l’administré / au patient / à la brebis (rayez la mention inutile) : je suisdésolé mais l’ordinateur ne veut pas. À cela nous répondons : je suis désolé, mais je ne veux pas l’ordinateur. »

À cela nous ajoutons aujourd’hui : désolés, mais nous ne voulons pas de la traçabilité de tout et de tous comme remède aux pathologies d’une organisation sociale démesurée. Nous rejetons la production de masse, qu’il s’agisse de nourriture ou des multiples faux besoins que le capitalisme industriel a créés. S’il est impossible de garantir que la nourriture produite sur le marché mondial ne soit pas du poison, c’est le marché mondial qu’il faut remettre en cause et non les quelques pratiques agricoles qui restent jusqu’ici étrangères à la logique industrielle. S’il paraît impossible d’avoir confiance dans ce que produisent quelque 900 000 agriculteurs (un peu plus de 3% de la population active en France), nous ne pensons pas qu’il faille contrôler plus étroitement ces 3%, mais plutôt qu’une société où si peu de gens s’occupent de produire la nourriture – à commencer par la leur – ne tient pas debout. Et qu’elle appelle une remise en question radicale.

Bien sûr, il est délicat de transgresser les règlementations édictées par des bureaucraties dont nous sommes profondément dépendants, d’un point de vue matériel. Mais c’est également cette question de la dépendance qui nous intéresse, dans l’affaire du « puçage » : en Occident de nos jours, nous sommes tous des assistés, du patron de PME au bénéficiaire du RSA, de l’agriculteur au cadre dynamique, du fonctionnaire à l’artiste subventionné. Que l’on soit drogué au travail ou pas, notre mode de vie, basé sur la monétarisation de tout, les télécommunications à haut débit, l’énergie illimitée et l’État omniprésent, est en lui-même une forme d’assistanat généralisé.

Nous ne voyons pas quelle dignité et quelle liberté sont compatibles avec cela. À l’heure où la catastrophe nucléaire en cours illustre la folie du développement industriel, nous pensons qu’il est important de rejeter avec toute la fermeté possible l’embrigadement électronique et le gouvernement des experts.

Nous encourageons toutes les personnes qui se sentent concernées par ce rejet à diffuser largement cet appel, ainsi que les déclarations d’éleveurs refusant de pucer leurs bêtes. Les personnes qui s’engagent dans une telle démarche ne doivent pas rester seules face à l’administration et aux risques qu’elles encourent. Le refus de pucer implique l’organisation d’une solidarité, et d’abord d’une solidarité de proximité, entre éleveurs et avec d’autres personnes de leur voisinage. Au-delà de ce niveau local, c’est la dynamique nationale de cette campagne qui indiquera l’opportunité, et le moment, pour les refuseurs, de se rencontrer afin d’élaborer des perspectives de lutte plus précises.

Avril 2011, Le groupe Faut pas pucer

(correspondance : Le Batz, 81 140 St-Michel-de-Vax, ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. )

L’obligation d’identifier les caprins et les ovins nouveaux-nés est entrée en vigueur le 1er juillet 2010. Elledevrait concerner les bovins d’ici quelques années. À l’inverse, l’obligation de « pucer » les chevaux est plus ancienne (2008). Il est également obligatoire depuis plusieurs années d’identifier les animaux domestiques, et dans les mois à venir, la seule identification qui restera valable sera celle par la puce électronique. Notre appel à remettre en cause ces réglementations concerne bien sûr tous les animaux.

 

2013 une mauvaise année .

Quelle année difficile pour nos producteurs et éleveurs... Même si le soleil nous a fait ces jours-ci l'honneur de sa présence, la saison aura été très dure : manque de luminosité, températures basses avec des écarts importants, gros épisodes de pluie, orages de grêle... suite du communiqué ICI.

Communiqué :

pb climat 2013

 

AMAP, histoire et expériences :

Un livre sur les AMAP consacré à notre expérience sur l'essaimage et la façon de "réussir" une AMAP vient de sortir.

amap histoire experiences

Il retrace l'histoire des Amap dans le monde et en Midi-Pyrénées (voir détail ICI )

Son prix public es t de 21 €.
Vous pouvez envoyer un chèque de 24 € (frais d'envoi compris) à l'ordre de "Réseau des Amap MP", au 10 chemin de Jaffary 31200 Toulouse et en précisant l'adresse postale à laquelle vous souhaitez le recevoir.

Catherine se fera un plaisir de vous l'adresser par courrier dès réception (accompagné d'un reçu),

Vous pouvez l'acheter sur place au local du réseau à la même adresse ou bien l'acheter chez votre libraire préféré.

 

"La mort n’est pas notre métier".

Le 29 janvier 2011 l’émission « Terre à terre » de France culture (7h - 8h) a traité du rapport à la mort notamment dans les abattoirs, a évoqué le végétarisme, etc.

L’émission dure 54 minutes, vous pouvez l'écouter ICI.

Dialogue entre Paul Ariès, politologue et Jocelyne Porcher, chargée de recherches à l'Inra Sad-Apt (INAPG-Paris), spécialiste de l’élevage industriel, autour de son livre « La mort n’est pas notre métier » (Editions de l’Aube).

 

Solutions locales pour un désordre global.

Un film de Coline Serreau qui sort en salle le 7 avril 2010 (ici pour plus d'infos)

"Les films d’alertes et catastrophistes ont été tournés, ils ont eu leur utilité, mais maintenant il faut montrer qu’il existe des solutions, faire entendre les réflexions des philosophes et économistes qui, tout en expliquant pourquoi notre modèle de société s’est embourbé dans la crise écologique, financière et politique que nous connaissons, inventent et expérimentent des alternatives." Coline Serreau

"Dépassant la simple dénonciation d'un système agricole perverti par une volonté de croissance irraisonnée, Coline Serreau nous invite dans "solution locales pour un désordre global" à découvrir de nouveaux systèmes de production agricole, des pratiques qui fonctionnent, réparent les dégâts et proposent une vie et une santé améliorées en garantissant une sécurité alimentaire pérenne." Extrait du communique de presse.

Vous trouverez ci-joint les commentaires (pdf 570 ko) trouvés dans la Gazette de Cinéma UTOPIA.

 

Les AMAP de Balma dans la dépèche :

Tous les ans les AMAP de Balma se regroupent et tiennent un stand au Carrefour des Associations. La dépèche du Midi du 28 septembre 2009 relate la forte affluence que nous avons eue.

 

L'agroécologie un moyen efficace :

ENTRETIEN avec Marc Dufumier, professeur à l’AgroParisTech
« Refonder une recherche agronomique pour les pays du Sud»

Dans la droite ligne de la conférence de JP SARTHOU organisé à Balma par les AMAP, montrant tout l’intérêt des techniques de l’agroécologie pour nourrir de façon satisfaisante non seulement la planète mais aussi la consommation locale, sans utilisation de produits de synthèse, Marc DUFUMIER, professeur à l’AgroParisTech développe ce sujet au cours d’un entretien dans VRS377 de juin 2009.

extrait « ..... La recherche a trop longtemps consisté à mettre au point dans nos stations expérimentales de nouvelles variétés de plantes, pour améliorer le potentiel de leur rendement à l’unité de surface. Pour ensuite transférer –du haut vers le bas– ces variétés chez les agriculteurs du Sud. L’erreur réside dans le fait de croire que c’est à l’échelle d’une seule variété de plante à haut potentiel génétique que l’on parviendra à améliorer le rendement. ....»

Pour lire l’article complet c’est ici.

 

Repenser les prix des produits agricoles :

Dans le même numéro de VRS377 de juin 2009, on trouve l’article suivant de Matthieu CALAME Chargé de programme à la « fondation Charles Léopold MAYER pour le progrès de l’homme »:

DÉFIS ALIMENTAIRES, HUMAINS ET ENVIRONNEMENTAUX
Une politique alimentaire mondiale s’impose.

Résumé : Techniquement et économiquement réalisable, une politique alimentaire mondiale
passe par un prix élevé des produits agricoles et des facteurs de production pour
favoriser les agriculteurs qui produisent beaucoup avec peu.

Pour lire l’article complet c’est ici.

 

Un livre sur les AMAP :

Un livre vient de sortir sur les AMAP.

amap replacons alimentation

Comment se le procurer c'est ici

 

Un film sur le monde paysan et ses enjeux :

Comment se procurer HERBE (DVD en vente depuis le 8 septembre 2009) :

Au cœur de la Bretagne paysanne, deux visions du métier d’éleveur laitier se confrontent.
Alors que des Hommes se sont engagés depuis plusieurs années dans une agriculture autonome, durable et performante, le courant majoritaire de la profession reste inscrit dans un modèle de production industriel, fortement dépendant des groupes agricoles et agro-alimentaires...

 

LA Fièvre Cathare Ovine VUE PAR LES BIOS D’ARIEGE : IL EST OPPORTUN DE TRAVAILLER AVEC DES OBJECTIFS A LONG TERME.
Depuis le 02 septembre 2008 un arrêté préfectoral réglemente la lutte contre l’épidémie de fièvre catarrhale ovine. La vaccination et la désinsectisation sont les seules mesures proposées. Or ces deux mesures n’ont pas prouvé leur efficacité et leur innocuité pour les cheptels, l’environnement et les consommateurs. De plus prétendre éradiquer la FCO est un leurre. C’est pour ces raisons que les Bios d’Ariège demandent que la vaccination et la désinsectisation des élevages de ruminants ne soient pas imposées aux éleveurs.

Tout l'article ICI